mercredi, 06 décembre 2017 03:18

Préparez-vous pour le Paradis

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D'Ormesson et maintenant Johny. Nous finirons tous par mourir un jour.

La certitude de la mort doit nous interpeller sur le sens de notre vie.

Nous devons nous posons des questions fondamentales comme par exemple y-a-t-il une vie après la mort ?

Sur le plan fiscal, la réponse est oui. Enfin presque.

Quand on est mort, le fisc nous maintient encore en vie quelques temps, le temps de régler encore quelques impôts.

Et oui, même mort, nous devrons encore payer.

Enfin, pour être plus précis ce sont nos héritiers qui devront s'en charger. Ils devront s'occuper de notre dernière déclaration de revenus et bien sûr il y aura la déclaration de succession.

La mort peut présenter un coût fiscal important, surtout si nous n'avons rien préparé.

L'idéal est de mourir pauvre.

Il faut avoir donné son patrimoine avant sa mort pour éviter à ses héritiers d'avoir à payer des droits de succession.

Il s'agit aussi selon moi d'un principe de bonne gestion patrimoniale.

Sur le plan patrimonial, il est en effet absurde de mourir riche.

Tant qu'on est encore en vie, il faut, selon ses choix personnels, soit tout dépenser pour en profiter, soit tout donner à ceux qu'on aime, ou les deux à la fois.

Il faut s'organiser pour transmettre son patrimoine bien avant son décès et ne conserver que le patrimoine de précaution suffisant pour faire face aux dépenses les plus importantes de fin de vie.

Je rencontre trop souvent des clients âgés qui persistent à vouloir rester riches jusqu'à leur dernier jour. Je leur dis : mais le jour de votre mort, à quoi servira tout cet argent ? A vous payer un cercueil en or ?

Je me rappelle d'un client. C'était un juif pratiquant. Il vient me voir pour organiser la transmission de son patrimoine à ses enfants.

Je lui conseille de faire une SCI avec des statuts adaptés à cette transmission. L'idée est de conserver le pouvoir de contrôle sur le patrimoine, tout en le donnant à ses enfants, par exemple en prévoyant qu'il restera gérant à vie de la SCI.

L'idée est de contrôler le patrimoine donné aux enfants pour éviter qu'ils se l'accaparent à votre détriment.

J'ai expliqué tout cela à mon client.

Il m'a répondu :

Je ne veux pas de ces précautions juridiques.

Je veux donner mon patrimoine à mes enfants. Si, un jour, dans ma vieillesse, je me retrouve dans le besoin, mes enfants m'aideront.

Et si mes enfants me laissent tomber et me trahissent, les questions d'argent n'auront alors plus aucune importance. J'aurais raté ma vie.

Il avait raison.

Pour ma part, j'espère devenir très riche, puis tout donner pour mourir pauvre.

Puis j'entrerai au Paradis et je demanderai à Dieu de me trouver un job de fiscaliste. Je pense en effet que le vrai Paradis n'est pas un paradis fiscal. Il faut bien financer les dépenses courantes, même dans l'éternité.

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